Tsmc surpasse les limites : qualcomm sur le point de briser le silence à 5 ghz
La course à la vitesse des processeurs pour smartphones atteint une nouvelle ère, et TSMC, incontestablement le fleuron des fonderies de semi-conducteurs, est au cœur de cette révolution. Apple, MediaTek, Nvidia, AMD et Qualcomm, pour ne citer qu’eux, font confiance à l’expertise taïwanaise pour fabriquer leurs puces.
Un seuil historique : 5 ghz à l’horizon
Les spécifications de certains nouveaux smartphones haut de gamme, produits par TSMC, sont sur le point d’atteindre un cap inédit : une fréquence d’horloge d’environ 5 GHz. Un exploit technologique qui pourrait redéfinir les performances.
L’analyste Kurnal, via un graphique publié sur X (anciennement Twitter), illustre clairement la progression des vitesses de clock depuis 2015, montrant comment Qualcomm, Apple et MediaTek se rapprochent de cette limite. Le buzz ambiant tourne autour du Snapdragon 8 Elite Gen 6 Pro, attendu cet automne, qui serait capable d’exploiter une fréquence de 5 GHz ou supérieure. Un pari audacieux.

Hisilicon, le rempart de huawei et l’énigme de l’euv
Mais cette avancée soulève une question cruciale : HiSilicon, le fabricant de puces appartenant à Huawei, est-il capable de suivre le rythme ? En raison des sanctions américaines, Huawei est privé de l’accès aux machines lithographiques EUV, ces outils d’une précision extrême indispensables pour fabriquer des puces de pointe. La Chine elle-même est soumise à un embargo sur ces technologies.
Si des prototypes de machines EUV chinoises sont en développement, ils ne pourront pas rivaliser avec la Technologie de TSMC et Samsung. Les Kirin de Huawei, fabriquées par SMIC, sont donc limitées par un processus de 7nm, alors que TSMC et Samsung produisent déjà des puces 2nm. La différence est abyssale.
SMIC, le troisième plus grand fonderie mondiale, utilise même des techniques de multi-patterning, appelées SAQP (Self-Aligned Quadruple Patterning), pour tenter de compenser son manque d'accès à l'EUV. Des rumeurs circulent également sur des brevets de Huawei concernant la fabrication de puces 2nm à l'aide de machines DUV plus anciennes, mais ces projets n'ont jamais abouti. L'affaire T-Mobile contre Huawei, avec un verdict de plusieurs millions de dollars, rappelle les conséquences de ces restrictions.
Huawei continue néanmoins de produire des smartphones élégants malgré ces contraintes, comme le Kirin 9030. La capacité de l'entreprise à innover, malgré les obstacles, est indéniable. Un exemple frappant des enjeux géopolitiques qui façonnent l'industrie des semi-conducteurs.
