Swift déclare la guerre à l'ia : protection de la voix et de l'image
La chanteuse Taylor Swift a activé le mode offensive contre l’intelligenceartificielle, adoptant une stratégie audacieuse et proactive visant à sécuriser son identité artistique.
Une ruse mcconaughey : le registre de la propriété intellectuelle
Suite à l’exemple de Matthew McConaughey, qui a déjà protégé ses expressions emblématiques, Swift a déposé trois demandes de marques auprès de l’Office américain des brevets et des marques (USPTO). L’objectif ? Protéger sa voix et son image contre les usurpations potentielles de l’IA. Deux demandes concernent des extraits audio distincts – « Hola, soy Taylor Swift » et « Hola, soy Taylor » – tandis que la troisième est axée sur une photographie de scène emblématique de sa tournéeThe Eras Tour, immortalisant sa pose avec une guitare rose et un body irisé.
La menace est palpable. Swift a déjà été victime de détournements d’image par l’IA, notamment des contenus pornographiques diffusés sur les réseaux sociaux. La récente utilisation de deepfakes impliquant l’artiste dans une campagne politique avec Donald Trump a exacerbé son inquiétude.

Les avocats dévoilent le potentiel de la stratégie
Josh Gerben, spécialiste en propriété intellectuelle, souligne que cette démarche est un signal fort de l’industrie musicale face à la menace grandissante de l’IA. « Si une IA était poursuivie pour avoir utilisé la voix de Swift, elle pourrait invoquer le droit d’auteur », explique-t-il. C’est une ligne rouge à tracer. La protection de l’image, incluant des éléments aussi spécifiques que son body et sa pose caractéristique, constitue une base solide pour engager des actions en justice contre les images manipulées ou générées par l’IA.
Des lois déjà en place, notamment dans les États de New York et de Californie, interdisent l’utilisation commerciale non autorisée des images et de l’apparence d’une personne. Toutefois, les poursuites judiciaires en matière de violation de marque pourraient s’avérer plus efficaces, offrant une portée nationale. Il faut imaginer que ces actions pourraient dissuader fortement l’utilisation illégale de l’IA.

Disney en alerte : un précédent précedent
L’affaire Disney et Google, qui a abouti à une notification de cesser et de dépublier par l’IA Gemini, illustre la détermination de l’industrie à défendre ses droits. Les récentes actions de Swift et McConaughey testent les limites de la loi sur la marque à l’ère de l’IA, ouvrant la voie à de nouvelles interpretations juridiques. La bataille pour le contrôle de l’identité numérique ne fait que commencer.
