Nvidia : le projet rtx 50 super, un échec de production imminent
Le géant de l’électronique, Nvidia, est confronté à un revers majeur concernant sa gamme de cartes graphiques GeForce RTX 50 SUPER. Ce qui promettait une révolution en matière de performances pour les configurations haut de gamme s’apparente désormais à un fiasco en gestation.
Un défi de coûts et de disponibilité de la ram
Les rumeurs d’annulation, alimentées par les problèmes persistants de pénurie de mémoire vive (RAM), ont été confirmées par la divulgation d’un TDP (Thermal Design Power) de 415 watts pour le modèle 5080 SUPER. Une augmentation de 15% par rapport à son prédécesseur, ce qui se traduit par une facture énergétique considérablement plus élevée pour les utilisateurs. Mais le coup de grâce vient d’une source encore plus brutale : les coûts de fabrication, déjà exorbitants, ont conduit à la suspension immédiate de la commercialisation.
Les premiers chips graphiques, soigneusement assemblés, ont été expédiés à ses partenaires, mais avec un ordre explicite de gel de la production. Le problème majeur réside dans le coût prohibitif de la nouvelle mémoire GDDR7 3GB. Avec ces chiffres, proposer ces cartes à des prix compétitifs, en tenant compte des coûts actuels des composants, s’avère manifestement impossible. Les fabricants, tels qu’Asus ou MSI, sont désormais réticents à s'engager dans une production massive, craignant des pertes substantielles.

La nouvelle stratégie, un coup de balle
Nvidia a pris une décision radicale : abandonner le modèle de vente du chip complet avec la mémoire intégrée. À partir de la fin 2025, la société oblige désormais ses partenaires à se débrouiller seuls pour l'acquisition de la mémoire. Cette stratégie, loin d’être encourageante, accentue davantage les difficultés financières. La capacité de ces nouveaux modules de mémoire, offrant un gain de 50% en termes de VRAM par rapport aux cartes standard, est actuellement vendue aux usines à des prix qui multiplient par deux voire trois le coût des modules précédents. Les modèles RTX 5080 SUPER, 5070 Ti SUPER, 5070 SUPER et l’entrée de gamme 5050, avec leurs spécifications respectives (24GB, 18GB, 9GB), sont donc compromis.

Un ces 2026 sans présentation
La situation est si précaire que Nvidia a choisi de ne pas présenter de nouvelles cartes graphiques au CES 2026. Un geste d’autant plus significatif que l'entreprise est également confrontée à des difficultés avec ses GPU les plus performants destinés aux centres de données et aux entreprises, où le coût de la mémoire a connu une flambée de 500% en quelques mois. Le coût de la mémoire représente désormais une part importante, jusqu’à 25%, du prix total de ces machines.
Les premières cartes, déjà stockées dans les usines d'assemblage, risquent de devenir obsolètes avant même d’être commercialisées. Nvidia doit impérativement trouver une solution rapidement, soit en ajustant ses prix, soit en renonçant à lancer de nouvelles cartes en 2026. La pression est immense.
Chey Tae-won, président de SK Group, a récemment souligné que les fabricants de PC et de smartphones doivent absorber les coûts croissants des composants. La perspective d'une augmentation des prix pour les consommateurs est donc indéniable. L'avenir de la gamme RTX 50 SUPER reste incertain. Ce qui est clair, c'est que Nvidia est dans une position délicate, et la compétition s'intensifie.
