Cyberattaques : les espagnols se fient à la banque, mais la vigilance reste de mise

Les Espagnols se sentent rassurés par les banques face aux arnaques en ligne, mais une part importante de la population reste vulnérable. Un sentiment de confiance qui masque un déficit d'éducation à la cybersécurité révélé par une étude Sigma Dos.

La banque, refuge en cas de cybercrime

La banque, refuge en cas de cybercrime

Selon l'étude « Cybersecurity, un défi partagé » menée par l'AEB et CECA, la banque est perçue comme la plus préparée à protéger les citoyens contre les fraudes numériques, avec une note de 7,1/10. Une préférence marquée par rapport aux forces de l'ordre, aux entreprises technologiques ou aux administrations publiques. Cette confiance se traduit par une utilisation massive de la banque digitale, adoptée par 83,5% de la population, dépassant même les démarches administratives ou l'accès à des contenus gratuits.

Bizum, en particulier, est identifiée comme l'application la plus sûre pour les transactions numériques. Mais cette assurance cache une réalité plus complexe.

Si 65% des Espagnols ont reçu des emails ou SMS frauduleux, et 50% ont été victimes d'appels trompeurs, la majorité se sent protégée. Une certitude souvent illusoire. Plus d'un tiers des jeunes de 18 à 29 ans croient encore que leur banque peut demander des identifiants par SMS ou WhatsApp, une information à prendre avec une extrême prudence.

Le paradoxe est frappant : alors que 73% des Espagnols valorisent la protection de leurs données personnelles par les banques, 60% reconnaissent manquer de connaissances en cybersécurité. Cette dissonance souligne l'urgence d'une éducation renforcée. Les initiatives comme Aula Financiera et Digital, avec leur espace dédié à la cybersécurité, sont essentielles.

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