Aluminium : le golfe persique secoue les prix, la chine freine

Le prix de l’aluminium explose à Londres, propulsé par le blocus des ports iraniens ordonné par Trump. Une flambée inattendue qui menace d’aggraver les tensions déjà vives sur les chaînes d’approvisionnement.

Une tournure inattendue

La décision américaine, prise lundi, a déclenché une réaction immédiate sur les marchés. Le métal léger a grimpé jusqu’à 2% sur la bourse de Londres, un regain d’euphorie alimenté par la pénurie d’offre déjà exacerbée par la guerre en Ukraine. Il est frappant de constater que 9% de la production mondiale d’aluminium se concentre dans la région du Golfe Persique – une vulnérabilité géopolitique majeure.

Emirates Global Aluminium PJSC, le plus grand producteur de la région, a déjà invoqué des clauses de force majeure, retardant certaines livraisons suite à un raid iranien sur l’une de ses usines. La situation est tendue, et les futures du métal affichent une hausse d’environ 18% depuis le début de l’année.

La russie profite du chaos

La russie profite du chaos

Si la guerre en Ukraine continue de remodeler l’économie mondiale, la Russie, quant à elle, récolte les fruits de cette instabilité. Elle bénéficie d’un afflux massif de matières premières, consolidant sa position dans le marché des métaux. Mais ce n’est pas la seule histoire. Le fiasco des négociations américano-iraniennes à Islamabad a plongé les marchés dans une nouvelle vague de pessimisme, érodant toute possibilité de détente.

Chine : un frein inattendu

Chine : un frein inattendu

L’optimisme initial s’est rapidement évaporé. Les autres métaux de base ont connu une journée morose, signe d’un climat d’incertitude grandissant. Et la Chine, le principal consommateur mondial d’aluminium, pourrait bien jouer un rôle déterminant dans l’évolution des prix. Les stocks atteignent des niveaux inédits – 2020, c’est le dernier point de référence – et l’analyste Chen Jingmin de Zijin Tianfeng Futures Co. prévoit que