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Les cianobactéries, nouvelle arme contre les dunes de sable

Les scientifiques chinois ont découvert une technique révolutionnaire pour stabiliser les dunes de sable dans le désert de Taklamakan, en Chine. Au lieu de construire des barrages ou d'utiliser de la machinerie lourde, ils rocent l'arena avec des cianobactéries cultivées en laboratoire.

Une coque biologique artificielle pour stabiliser les dunes

Une coque biologique artificielle pour stabiliser les dunes

Ces micro-organismes, nourris par la lumière du soleil et le dioxyde de carbone, produisent des sucres collants qui épaississent la surface du sable. Lorsque cette pâte est répandue sur le terrain aride, les sucres agissent comme un ciment organique, créant une couche superficielle résistante aux vents.

Les essais de laboratoire montrent que cette mince pellicule réduit la perte de sol par le vent de plus de 90%. Elle empêche également les espèces envahissantes non désirées de se fixer et facilite la révegetation à long terme.

Les cianobactéries fixent également l'azote atmosphérique et accumulent de la matière organique, créant une couche fertile. Au fil des mois, cette coque microbienne laisse place à des lichens et des mousses, qui ajoutent de la substance et de la résistance.

Après deux à trois ans, cette base biologique stable permet de planter des arbustes et des fourrages, garantissant la survie des jeunes pousses face au climat local.

Cependant, il convient de noter que cette méthode n'aborde pas les causes structurelles de la désertification, comme l'over-pâturage ou la mauvaise gestion des ressources en eau. La nouvelle couche biologique est également très fragile et peut se briser sous la pression mécanique.

Malgré ces limites, le déploiement de ces capes rigides biologiques montre que l'on peut accélérer la stabilisation du sol dans des environnements extrêmes. Mais le succès à long terme dépendra de la succession écologique naturelle.