La réforme de la retraite partielle brise le bloc pour 700.000 fonctionnaires publics espagnols
Le gouvernement espagnol prépare un décret-loi pour réactiver la possibilité de la retraite partielle pour des centaines de milliers de fonctionnairespublics, après plus d'un an de blocage.

Une adaptation spécifique pour le secteur public
L'obstacle principal résidait dans la condition légale qui exigeait que le releveur ait un contrat à durée indéterminée et à temps plein. Or, cette exigence s'avère particulièrement difficile à satisfaire dans le secteur public, où la contratación est soumise à des limites budgétaires et à la rigidité des offres d'emploi.
Le nouveau décret-loi cherche à débloquer cette situation en proposant deux voies pour que les administrations puissent recruter des relevistes. D'une part, il permettra de recourir à des candidats qui ont déjà réussi un processus de sélection, même s'ils n'ont pas encore été nommés. D'autre part, il autorisera la mise en place de contrats de travail temporaires liés à des offres publiques d'emploi en cours.
Cette mesure s'appliquera au premier temps au personnel contractuel, seul collectif du secteur public qui a pleinement reconnu la retraite partielle sous des conditions similaires à celles du secteur privé. Cependant, les syndicats, tels que la CCOO, demandent une extension du droit à la retraite partielle aux fonctionnaires en carrière, aux intérimaires et aux statutaires.
En termes généraux, la retraite partielle permet de anticiper la date de départ à la retraite de deux à trois ans, en réduisant la durée du travail et le salaire proportionnellement, tout en commençant à percevoir une partie de la pension. Les conditions principales requises sont avoir atteint l'âge minimum exigé (jusqu'à trois ans avant l'âge ordinaire de la retraite) et justifier d'un minimum de cotisations, généralement d'environ 33 ans, bien que cela puisse varier en fonction des situations spécifiques. Il est également nécessaire que la réduction de la durée du travail se situe dans des marges établies, généralement entre 25 et 50 pour cent.