Movistar plus+: une purge sportive et un nouveau souffle technologique

L’opérateur espagnol s’acharpe à une restructuration programmée, en commençant par une douloureuse suppression de neuf chaînes sportives, dont une définitivement disparue. Un revers important pour les abonnés, alors que la plateforme se débarrasse de ses derniers canaux dédiés au football.

Un ballet de départs, quelques retours prometteurs

La vague de suppressions s’abat sur Movistar Plus+, qui se débarrasse d’un ensemble de chaînes sportives, dont Golf 2, après trois ans d’émissions. Cette décision, loin d’être anodine, intervient dans le contexte d’une stratégie de concentration sur les contenus de premier plan, notamment le football. Mais l’opérateur ne se contente pas de couper des liens, il s’apprête à renforcer son offre, avec l’arrivée imminente de deux nouveaux canaux, Baloncesto por M+, promettant un focus sur le basketball.

Si l'annonce initiale a surpris, la logique est claire : Movistar Plus+ optimise sa grille pour accueillir les événements majeurs, comme la Ligue des Champions, dont huit éditions (182 à 189) seront de retour en 2026/27, offrant ainsi un spectacle exceptionnel pour les abonnés. Et l'ambition ne s'arrête pas là : la couverture du Mondial de la FIFA 2026, avec un total de 104 matchs, dont des rencontres en direct et des matchs de la sélection espagnole, constitue un investissement majeur.

Une stratégie d’abonnement à l’équilibre

Une stratégie d’abonnement à l’équilibre

Bien que la suppression de Golf 2 représente une perte pour certains, Movistar Plus+ maintient une offre sportive conséquente, avec sept autres chaînes consacrées à la Champions League et à d'autres compétitions internationales. La présence d'un HDR sur deux de ces canaux suggère une volonté de maintenir un niveau de qualité pour une partie de sa clientèle. L’offre reste désormais à 9,99 € par mois, un prix attractif qui, combiné à l’absence de permanence, vise à fidéliser les abonnés.

L'arrivée de cette nouvelle offre à 9,99€, avec football, séries, et cinéma, illustre une volonté de toucher un public plus large. Mais le déclin des chaînes thématiques, déjà prévisible, souligne la volatilité de la télévision payante. Un constat amer pour les amateurs de sport, qui se résilient à la disparition progressive de leurs programmes favoris. Il faut désormais s’attendre à une gestion fine de la grille, où les événements exceptionnels, comme la Coupe du Monde, seront mis en avant, tandis que les canaux moins stratégiques succomberont inéluctablement.