Apple pourrait récupérer plus de 3,3 milliards de dollars grâce à une décision de la cour suprême

Une décision historique de la cour suprême

La Cour Suprême des États-Unis a récemment statué que les tarifs réciproques imposés par l'ancien président Donald J. Trump étaient illégaux. Cette décision pourrait entraîner des remboursements importants pour les entreprises, dont Apple. Le tribunal a jugé que le président n'avait pas l'autorité de percevoir des taxes en contournant le Congrès, même en invoquant l'International Emergency Economic Powers Act (IEEPA). Cette décision marque un tournant dans la gestion des relations commerciales internationales et pose des questions sur la séparation des pouvoirs.

Pourquoi apple est-elle concernée ?

Pourquoi apple est-elle concernée ?

Apple, comme de nombreuses entreprises technologiques, fabrique une grande partie de ses produits en Chine et dans d'autres pays qui ont été soumis aux tarifs de Trump. Au cours des trois derniers trimestres, l'entreprise a payé pas moins de 3,3 milliards de dollars en tarifs d'importation. Face à cette situation, Apple avait tenté de se rapprocher de l'ancien président, notamment en annonçant des investissements massifs aux États-Unis et en lui offrant des cadeaux symboliques.

Les tentatives d'apple pour éviter les tarifs

Le PDG d'Apple, Tim Cook, avait multiplié les gestes pour apaiser les tensions avec l'administration Trump. L'entreprise avait promis d'investir 500 milliards de dollars aux États-Unis sur quatre ans, puis un montant supplémentaire de 100 milliards de dollars en août. Il avait également vanté les mérites de Trump et promis d'acheter davantage de semi-conducteurs fabriqués aux États-Unis. Ces efforts, bien que notables, n'ont finalement pas empêché l'imposition des tarifs.

La réaction de l'administration trump

Suite à la décision de la Cour Suprême, l'administration Trump a publié un ordre exécutif mettant fin aux tarifs précédemment annoncés. Cependant, elle a également signé une proclamation augmentant les droits d'importation sur les produits provenant de tous les pays à 15%, contre 10% auparavant. Cette nouvelle mesure s'appuie sur l'article 122 du Trade Act de 1974, qui permet au président de prendre des mesures pour remédier à des déficits importants de la balance des paiements.

Une nouvelle stratégie pour contourner la décision de la cour

Contrairement aux tarifs précédents basés sur l'IEEPA, les nouveaux droits d'importation sont fondés sur l'article 122 du Trade Act de 1974. Cette loi permet au président de prendre des mesures pour remédier à des déficits importants de la balance des paiements. Toutefois, cette loi prévoit également que les droits d'importation ne peuvent être valables que pendant 150 jours, ce qui signifie qu'ils expireront le 24 juillet 2026, sauf si le Congrès approuve une prolongation.

La diversification de la production d'apple

Apple a progressivement déplacé la production de certains de ses produits phares, comme l'iPhone, hors de Chine. Plus tôt cette année, l'Inde est devenue le principal pays où les iPhones destinés aux États-Unis sont assemblés. Cette stratégie vise à atténuer les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine et à se prémunir contre les éventuelles restrictions ou tarifs futurs imposés par les administrations successives.